Police partout, santé nulle part !

Ce samedi 29 mai à lieu la deuxième grande mobilisation de la Santé et des oublié-e-s organisée par La Santé en Lutte.

En tant que Collectif antifasciste regroupant des travailleurs-euses avec ou hors emploi, en formation, précaires, … nous soutenons cette mobilisation et nous serons présent-e-s en solidarité avec les collègues de la santé confronté-e-s – comme la plupart des travailleurs-euses – aux politiques néolibérales depuis plus de 40 ans.

Soutenir le personnel de la santé revêt un caractère d’autant plus important dans le contexte de la pandémie. D’une part, parce que la crise sanitaire a démontré les déficiences chroniques d’un système de santé définancé, marchandisé et privatisé par les gouvernements successifs alors qu’il s’agit d’un bien commun acquis de haute lutte et qu’il convient donc de se réapproprier et de rebâtir.

D’autre part, parce que les gouvernements Wilmes et maintenant De Croo ont démontrés depuis plus d’un an leur gestion catastrophique de la crise sanitaire. Plutôt que de combattre la propagation par des mesures sociales, les classes dominantes ont préféré pour l’essentiel imposer des mesures policières à la population, en particulier aux classes populaires. En faisant de la police l’instrument principale dans la lutte contre la propagation du virus, l’Etat a renforcé les prérogatives de l’appareil policier, lui donnant par la même occasion toujours plus de prétextes et moyens pour contrôler et punir les classes populaires. Toujours moins d’Etat social, toujours plus d’Etat policier, tel est le crédo de la doxa néolibérale à laquelle adhère l’entièreté des partis de gouvernements qu’ils soient de droite ou soi-disant « de gauche ».

Enfin, parce qu’à la faveur de la crise, les mouvements conspirationnistes et d’extrême droite ont trouvé un terrain favorable. Majoritairement auprès d’une classe moyenne et d’une petite bourgeoisie ébranlées par les “mesures de lutte contre la pandémie” (fermeture de leur activité professionnelles, culturelles, sociales, …). Contrairement à ce qu’elles prétendent, ces forces réactionnaires n’apportent aucune réponse à la crise sociale et politique. Au contraire, elles détournent la colère légitime vers des complots imaginaires et des ennemis fantasmés, plutôt que contre un système bien identifiable, le capitalisme.

En tant qu’antifascistes, nous pensons que la résistance, tant contre le capitalisme néolibéral, que contre la montée de l’extrême droite réside, en premier lieu, dans l’auto-organisation des exploité-e-s, des dominé-e-s et dans le développement de contre-pouvoirs populaires, autogérés offrant une réelle perspective de transformation sociale.

Rendez-vous dès 15h Place de l’Albertine !